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Excellence, Monsieur le Président  de la république, Chef de l’Etat ;

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Honorable Président de l’Assemblée Nationale ;

Madame le Ministre De la famille de la, promotion de la Femme et de l’Enfant ;

Mesdames, Messieurs les Députés ;

Mesdames, Messieurs les membres du gouvernement ;

Mesdames Messieurs les Présidents des institutions de la République ;

Excellences, Mesdames Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Missions Diplomatiques et Consulaires Accrédités au Mali;

Excellences, Mesdames Messieurs les Représentants des Organisations Nationales et  Internationales ;

Monsieur le Gouverneur du District de Bamako ;

Monsieur le Maire du District de Bamako ;

Monsieur le Maire de la Commune V du District de Bamako ;

Mes Chers enfants ;

Honorables invités ;

Chers Membres de la COMADE, de la CONAFE,

Mesdames, Messieurs

 

Permettez-moi d’abord au nom de la Coalition Malienne des Droits de l’Enfant, de présenter nos condoléances les plus attristées à la nation malienne à toutes les familles épeurées suites aux évènements tragiques survenus à Ogossago et à Sobane Da.

Que leurs âmes reposent en paix. Amen !

Je souhaite un prompt rétablissement aux blessés

 

C’est avec une vive émotion que je prends la parole au nom de la Coalition malienne des droits de l’enfant pour m’adresser aux acteurs intervenants dans la promotion et la protection de l’enfant et aux responsables des institutions de notre république.

La journée de l’enfant  africain a été instituée par l’Union Africaine, à la suite du massacre sanglant qui fut perpétré à Soweto le 16 juin 1976, contre les enfants de peau noire. Ces derniers avaient manifesté pour réclamer le droit à une éducation égale pour tous.

Cette journée nous offre l’occasion de sensibiliser l’ensemble des acteurs au respect des droits fondamentaux de l’enfant, de faire le bilan des acquis et aussi de porter un regard critique sur l’avenir.

Permettez-moi de remercier, le Gouvernement du Mali ainsi que l'ensemble des partenaires techniques et financiers, les enfants, les structures privées nationales et internationales pour l’organisation de la présente mobilisation et tout particulièrement son excellence Monsieur le Président de la république pour sa présence. 

 

 

Excellence, Monsieur le Président  de la république, Chef de l’Etat ;

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Honorables invités, 

Mesdames et Messieurs, 

« Action Humanitaire en Afrique : les droits des enfants d’abord », est un thème qui répond aux besoins de la protection des droits de l’enfant, particulièrement dans les pays du Sahel. Que le Comité Africain d'Experts sur les Droits et le Bien-être de l'Enfant, soit en remercié. Ce thème rappelle l’obligation de l’Etat, des organisations nationales/ internationales et des communautés à la prise en compte spécifique des droits de l’enfant dans les situations de crises humanitaires.

Les crises humanitaires ont de profondes répercussions et touchent toutes les couches de la société ; les enfants étant les plus vulnérables, ils subissent les conséquences les plus graves des conflits armés, des tensions et autres catastrophes. Ces conséquences (psychologiques, physiques etc.) très souvent ébranlent la croissance et la personnalité de l’enfant victime si celui-ci n’est pas pris en charge à temps par des professionnels du domaine.   

L’accent mis cette année sur les droits de l’enfant dans l’action humanitaire nous parait opportun car, à l’instar d’autres pays affectés par la crise humanitaire, notre pays connait aussi des problèmes tels que :

  • les tueries de masse (Ogossagou 110 enfants tués, Sobane Da 24 enfants tués,  etc.)
  • les déplacements forcés des familles (6789 personnes déplacées dont 2190 enfants),
  • la séparation des enfants de leurs familles,
  • la traite, le recrutement d’enfants dans les groupes et forces armées,
  • l’exploitation économique des enfants, notamment des filles et garçons à bas âge,  
  • la mise en danger de la vie des enfants par l’occupation à usage d’habitation des routes naturelles de l’eau de ruissellement,
  • le faible niveau des élèves devient de plus en plus inquiétant,

Nous, membres de la COMADE, rappelons ce que la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant (CADBE) stipule en ses articles 5 et 22 : 

  • Article 5: Tout enfant a droit à la vie. Ce droit est imprescriptible. Ce droit est protégé par la loi. Les Etats parties à la présente Charte assurent, dans toute la mesure du possible, la survie, la protection et le développement de l'enfant.
  • Article 22: Les Etats parties à la Charte s’engagent à respecter, et à faire respecter les règles du Droit international humanitaires applicables en cas de conflits armés qui affectent particulièrement les enfants. Les Etats parties doivent, conformément aux obligations qui leur incombent en vertu du Droit International Humanitaire, protéger la population civile en cas de conflit armé et prendre toutes les mesures possibles pour assurer la protection et le soin des enfants qui sont affectés par un conflit armé. Ces dispositions s’appliquent aussi aux enfants dans des situations de conflits armés internes, de tensions ou de troubles civils ».

Le thème « Action humanitaire en Afrique, les droits des enfants d’abord » interpelle tous les acteurs aussi bien politiques que de la société civile, à assurer le respect de cet engagement, à veiller sur sa mise en œuvre et garantir la pérennité.

Ceci passe par la synergie des acteurs, la bonne coordination des actions, la professionnalisation, le renforcement des capacités des acteurs.

La valorisation des organisations de la société civile locale par les partenaires financiers et techniques d’une part, par la disponibilité des autorités gouvernementales à être à l’écoute des acteurs de la protection d’autres parts. 

La Coalition Malienne des Droits de l’Enfant est une organisation d’une quarantaine de membres actifs sur le terrain. Elle a de grandes oreilles, de gros yeux et une petite bouche.

La COMADE inscrit son travail dans la complémentarité de celui de l’Etat. Elle œuvre pour faire avancer les droits de l’enfant dans notre pays. Elle assure une veille citoyenne de l’application des droits de l’enfant pour construire un pays prospère qui puisse s’élever au rang des nations exemples.

Excellence, Monsieur le Président  de la république, Chef de l’Etat ; « l’Ami des enfants » 

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Honorable Président de l’Assemblée Nationale ;

Chers Parents, Chers enfants, 

Cette journée est l’occasion pour la COMADE de saluer les efforts du gouvernement pour son engagement à la protection des droits de l’enfant et témoigner sa profonde gratitude à tous les partenaires, qui accompagnent et soutiennent notre combat pour le bien-être de l’enfant.

C’est aussi l’occasion de faire le plaidoyer auprès des autorités pour :

  • Garantir le respect des engagements nationaux, internationaux relatifs à la promotion et à la protection des droits de l’enfant ;
  • Adopter la Loi sur la Protection de l’Enfant pour combler le vide juridique laissé le Code de Protection de l’Enfant devenu caduque.
  • Assurer fermement la sécurisation du pays. La responsabilité première à ce sujet incombe à l’Etat malien, aux Forces de défense et de sécurité du Mali.
  • Mettre fin à l’impunité et traduire devant les tribunaux tout individu qui met en danger la vie d’autrui particulièrement celles des enfants, des femmes et des familles.
  • Assurer la résolution définitive des problèmes de scolarisation des enfants. Nous voulons que nos enfants soient compétitifs dans la sous-région et dans le monde.
  • Garantir le renouvellement du parlement national des enfants. Cette institution qui n’a pas été renouvelée depuis 2 mandats (soit 4 ans) a besoin d’un soutien pour être le parlement que nous avons connu quand vous avez signé le décret de sa création.
  • Soutenir la COMADE a avoir un siège officiel pour sa pérennité,

Excellence, Monsieur le Président  de la république, Chef de l’Etat ; « l’Ami des enfants » 

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Honorable Président de l’Assemblée Nationale ;

Honorables invités,  Chers enfants, 

Proverbe : «Fqn o fqn bq dankarikq tinqni ka xqnamaya la, a ma kan ka ye o kqnq kan» en langue bambara  « Le petit fretin ne doit pas se retrouver sur un terrain susceptible de  porter préjudice à sa vie et sa survie» 

Action : Prenons toutes les dispositions pour que l’enfant ne se soit pas dans des situations pouvant mettre sa vie et celle de sa famille en danger.

Proverbe ; «Kùrùtù kojugu bqna ni sarajugu cq ye, notq fa sogola don bqna» Allah ko nogoya Mali yé. », « A force d’être trop pressé on risque de ramasser le mauvais tas de viande sinon, le jour de la satisfaction arrivera »

Action : Affiner vos stratégies et soyez fermes dans sa mise en œuvre, 

Vive la paix !  Vive les enfants ! Vive le  Mali ! Que bénisse le Mali.

Je vous remercie.

Le Président de la COMADE : Antoine AKPLOAGAN